Pastorale du baptême - témoignage de Nicolas

QUE SAVEZ-VOUS DE VOTRE BAPTÊME ?

J’ai été baptisé tout petit dans l’église paroissiale de Neuilly-sur-Seine, entouré de mes parents, de mes parrain et marraine, de mes deux aînés, et de nombreux oncles, tantes, cousins et grands- parents !
Tous se sont retrouvés ensuite pour une grande fête de famille.


QUE REPRÉSENTE MAINTENANT VOTRE BAPTÊME POUR VOUS ?

Il est d’abord la preuve concrète que je fais partie d’une grande communauté, l’Eglise catholique, que j’y ai naturellement ma place, que j’ai ma contribution à lui apporter et mon rôle à jouer à ma petite place, en essayant d’être éclairé par ma foi.

Ma foi : j’ai eu la chance – et le confort ! – d’avoir baigné dans un milieu très pratiquant, d’avoir vécu toute ma scolarité dans des écoles catholiques, où j’ai expérimenté aussi la vie en collectivité, par exemple dans la chorale des Petits Chanteurs de l’école, qui organisait de nombreux voyages et où j’ai fait la belle découverte du chant choral et de la musique sacrée, ou en internat pendant 3 années après mon bac.

Avec ma femme, qui n’était pas encore baptisée, nous nous sommes mariés très jeunes, il y a presque 50 ans, à Saint-Bon. Le curé, le Père Henri Debernard, l’a accueillie à bras ouverts, et nous a mariés quelques mois plus tard. A partir de ce moment-là il est resté pour nous un très grand ami, comme d’ailleurs beaucoup de prêtres que nous avons eu la chance de rencontrer. Mon baptême a été le point de départ de tout cela, d’expériences riches dans cette grande famille de l’Eglise, et de belles rencontres, qui se continuent et se renouvellent chaque jour. 

Et finalement mon baptême aujourd’hui, c’est le socle sur lequel j’essaie de faire fructifier tout cela, en vivant en chrétien ma vie de couple, ma relation avec mes enfants et petits-enfants, ma vie sociale et mes engagements bénévoles – un luxe de retraité !


QUE DIRIEZ-VOUS À QUELQU’UN QUI S’INTERROGE SUR LE BAPTÊME ?

Je lui conseillerais d’abord de lire les Evangiles, et particulièrement celle de Saint Jean, où les paroles du Christ sont rapportées d’une façon si actuelle, simple, percutante et lumineuse.
Et je lui conseillerais de participer à la vie de notre Eglise locale, qui est bien loin de tout ce qui aujourd’hui peut légitimement rebuter dans l’histoire ancienne et récente de l’Eglise catholique.
Car entrer dans l’Eglise, pour moi, ce n’est sûrement pas cautionner des actes impardonnables, ni accepter passivement ce qui ne marche pas bien, c’est s’engager dans cette Eglise universelle que le Christ a fondée, pour contribuer à la transformer et à la rendre plus proche de lui.

23 septembre 2024, mis à jour le 25 novembre 2024